Corriger sa version (avec une traduction d’internet ou d’un bouquin)

La plupart des textes d’examen sont des extraits connus dont on peut trouver de multiples traductions sur internet ou éditées en bibliothèques. Taper le titre de l’ouvrage (ex : « Pro Roscio ») et ajouter « traduction » suffit sur internet. En bibliothèque, essayez des recherches par le nom de l’auteur, car les traductions sont souvent éditées en recueils. 

Se repérer

La première étape est de repérer le passage sélectionné, parfois plusieurs coupes d’un plus long passage. En général, le titre est donné avec un intervalle en chiffres romains (par exemple XLV-XLVI = 45-46) qui correspond aux sections du texte choisies. Cette numérotation vous permettra de vous repérer dans la plupart des traductions.

Plus rarement, on trouve une numérotation plus fine en paragraphes, en général donnée en chiffres arabes (par exemple 132-135).

Enfin, vous pourrez vous appuyer sur la ponctuation pour vous repérer dans le texte français par rapport au texte latin. N’oubliez simplement pas que la ponctuation en latin est un ajout tardif que tout traducteur est libre d’interpréter ou de modifier ; une virgule peut se transformer en point (surtout dans les phrases à rallonge), des doubles-points peuvent appraître, etc. 

Revenir au littéral

  1. Pourquoi ?

How are you ? Comment es-tu ? Comment vas-tu ? How do you go ? On le sait, une traduction d’une langue à l’autre, morte ou vivante, n’est jamais parfaitement fidèle. Entre rendre le sens, rendre la forme et recréer un texte agréable, l’équilibre est toujours délicat et discuté. Chaque traducteur ajuste selon son goût (sauf quand on est élève et qu’on se plie au goût du programme), c’est pourquoi vous trouverez des versions très différentes d’un même texte. 

Même s’il n’est pas possible de traduire la phrase latine de manière exacte, il est très important que vous la compreniez dans sa structure. Exemple :

« Cave canem » = « Attention au chien »

La traduction vous paraît évidente ? Pourtant, « cave » n’est pas un nom commun comme « attention », c’est bien l’impératif d’un verbe qui signifie « fais attention ». Et « canem » est à l’accusatif, cas du complément de verbe direct, alors que « au chien » est un groupe prépositionnel – marque du complément indirect. Cette phrase est si simple qu’on peut en comprendre le sens instinctivement, sans réfléchir à sa construction, mais c’est ce genre de détail qui fera que vous allez vous améliorer en traduction ! Soyez sûr de comprendre le rôle de chaque mot, même si vous ne le traduisez pas littéralement.

Evidemment, cela concerne la période d’exercice. En examen, vous n’aurez sans doute pas le luxe de vous attarder sur chaque terme : si vous faites confiance à votre instinct, l’utiliser avec modération vous fera gagner un temps précieux. Cela rend la pratique d’autant plus importante : vous verrez, en étant systématique, vous commencerez vite à automatiser. 

  • Comment ?

Commencez par comparer votre traduction avec le texte « corrigé » que vous aurez choisi. S’il y a des différences, tentez de comprendre comment passer du texte latin au « corrigé », afin de voir si votre traduction suit la même idée. Si le latin dit « cave canem », le corrigé « prends garde au molosse ! » et votre version « attention au chien ! », on voit bien que l’on traduit la même idée.

Soyez attentifs : les professeurs sont plus stricts que les traducteurs d’internet. Une fois l’idée repérée, vérifiez les détails, tout particulièrement les temps de conjugaison !

Si le texte est trop peu clair pour vous aider, cherchez-en un deuxième à comparer, puis un troisième, et autant que vous le pourrez. Si un texte vous dit « le temps fut beau » et l’autre « on eut du beau temps », cherchez les similitudes : sans doute que « temps » et « beau » sont présents tels quels en latin. Puis les différences : on dirait qu’on oscille entre passif et actif. Repérez le verbe latin et retrouvez sa voix.

Si une phrase vous a posé problème, une fois que vous pensez l’avoir comprise en latin, faites l’effort de la traduire en français avec vos propres mots. C’est important : rendre le sens d’un mot, c’est la preuve qu’on l’a compris et qu’on est capable de l’expliquer. C’est un bon moyen de progresser.

  • Notes

En bibliothèque, je vous recommande les éditions annotées (le plus souvent des notes de bas de page). Dans ces notes, on trouve parfois des explications de traduction, surtout quand le traducteur a choisi une tournure éloignée du texte originel. Sinon, rabattez-vous sur les éditions scolaires, qui ont souvent des textes explicatifs qui rendent compte de la grammaire, des expressions imagées ou intraduisibles telles quelles. 

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